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L’OCRCVM publie la version définitive d’une note d’orientation (la note d’orientation) concernant les services d’exécution d’ordres sans conseils (les comptes sans conseils) offerts par des courtiers membres en vertu des Règles actuelles des courtiers membres de l’OCRCVM (annexe A). La note d’orientation précise nos attentes et exigences actuelles à l’égard de tous les courtiers membres qui se livrent à des activités d’exécution d’ordres sans conseils (les sociétés offrant des comptes sans conseils).
Le 3 novembre 2016, l’OCRCVM a publié sous forme d’appel à commentaires un projet de note d’orientation (le Projet de note d'orientation) dans l’Avis 16-0251 – Note d’orientation sur les services et les activités d’exécution d’ordres sans conseils (l’Avis 16-0251)1. Veuillez vous reporter à cet avis pour obtenir d’autres renseignements. Par suite des commentaires reçus, nous avons apporté certaines révisions à ce projet, dont tient compte la note d’orientation. L’annexe B renferme une version soulignée de la note d’orientation indiquant les modifications apportées au projet antérieur.
La note d’orientation remplace l’Avis sur la réglementation des membres RM-098 – Qu’est-ce qui constitue une « recommandation »? Une évaluation de la convenance est-elle exigée aux termes de l’article 1 du Règlement 1300?, daté du 6 septembre 2001 (l’Avis RM-098).
Nous avons pris en considération un certain nombre de questions connexes pour élaborer la note d’orientation. Ces questions, une fois réglées, pourraient nous amener à modifier la note d’orientation, à publier des orientations supplémentaires ou à modifier nos règles.
Il y a plusieurs années, l’OCRCVM a entrepris un projet visant à reformuler, à reformater, à rationaliser et à réorganiser ses règles en langage simple. Nous avons publié plusieurs projets de versions en langage simple de nos règles, en plusieurs tranches et dans leur intégralité, à divers moments depuis 2010. Nous avons publié la version intégrale du Projet RLS en mars 20175 et une version partielle en janvier 20186.
Par suite des commentaires reçus au sujet de la version du Projet RLS publiée en mars 2017, nous avons modifié quelques-unes des règles relatives aux comptes sans conseils et les avons publiées dans le cadre d’un appel à commentaires en janvier 20187. De façon générale, nous avons élaboré ce projet de modification afin de respecter les pratiques actuelles des sociétés offrant des comptes sans conseils et les attentes des clients (p. ex. la dispense de l’obligation d’évaluer la pertinence du produit/du type de compte (se reporter à l’alinéa 3 a) ci-dessous)).
Afin d’aider les lecteurs, nous avons ajouté dans le présent avis et dans la note d’orientation des renvois aux dispositions pertinentes du Projet RLS. Étant donné que les RLS n’ont pas encore pris effet, nous avons surligné ces renvois en gris. Lorsque les RLS auront pris effet, nous enlèverons le gris des notes de bas de page.
Nous reconnaissons que les fonds qui versent des commissions de suivi régulières aux personnes inscrites (souvent décrites comme une rémunération au titre des conseils et des services fournis aux investisseurs par les personnes inscrites) et que les sociétés offrant des comptes sans conseils mettent à la disposition de leurs clients (p. ex. des fonds de série A) créent un conflit d’intérêts. En vertu de nos règles, un courtier membre doit régler les conflits d’intérêts au mieux des intérêts du ou des clients8.
Dans la note d’orientation, nous précisons que les sociétés offrant des comptes sans conseils doivent tenir compte de la façon dont elles règleront tout conflit d’intérêts lié à la rémunération lorsqu’elles décident quelle série (ou l’équivalent, dans le cas d’un FNP) d’un fonds elles mettront ou non à la disposition de leurs clients sur leur plateforme. Nous reconnaissons que de nombreuses sociétés offrant des comptes sans conseils ont déjà mis en place des pratiques pour régler ce genre de conflit.
Nous nous attendons à ce que les sociétés offrant des comptes sans conseils proposent, dans la mesure du possible, des fonds qui ne versent pas de commissions de suivi au titre des services continus de conseil (souvent appelés « fonds de série D »).
Lorsqu’aucun fonds de série D n’est offert (p. ex. parce qu’une famille de fonds ne comprend pas ce type de série) et qu’une société offrant des comptes sans conseils propose une autre série qui verse des commissions de suivi, nous nous attendons également à ce qu’elle règle ce conflit en remboursant au client la partie de la commission de suivi qui a trait aux services continus de conseil ou en prenant d’autres mesures semblables.
Une grande majorité des fonds offerts au public comportent des commissions de suivi. La gestion, par les sociétés offrant des comptes sans conseils, des conflits d’intérêts liés aux commissions de suivi permet aux investisseurs de continuer d’avoir accès au plus vaste éventail possible de placements.
Nous avons reçu 32 lettres de commentaires en réponse à l’Avis 16-0251. Un résumé des commentaires et de nos réponses à ces derniers est présenté à l’annexe C.
Les deux points qui ont suscité le plus d’attention auprès des intervenants sont la pertinence du compte et les portefeuilles modèles.
Dans la partie 2 du Projet de note d’orientation, nous précisons qu’une société offrant des comptes sans conseils est censée déterminer, dans le cadre du processus d’ouverture de compte :
Dans le projet de Manuel de réglementation en langage simple (le Projet RLS) publié en mars 20179, nous avons codifié ce concept sous forme de règle applicable à tous les courtiers membres10. Il ne s’agissait pas selon nous d’imposer une nouvelle obligation aux courtiers membres, mais simplement de codifier les positions exprimées dans l’Avis 12-010911.
Plusieurs sociétés offrant des comptes sans conseils ont exprimé des préoccupations au sujet des attentes de l’OCRCVM concernant la détermination de la pertinence du produit/du type de compte et affirmé :
À la lumière de ces commentaires, nous avons réexaminé l’applicabilité de la pertinence du produit/du type de compte au modèle opérationnel des sociétés offrant des comptes sans conseils. En réévaluant notre position, nous avons également pris en compte les facteurs suivants :
Compte tenu de ces facteurs, nous considérons que la détermination de la pertinence du produit/du type de compte est incompatible avec un modèle opérationnel dispensé des obligations liées à la convenance. Par conséquent, dans le cadre du Projet RLS publié en janvier 2018, nous avons confirmé que les sociétés offrant des comptes sans conseils sont uniquement tenues d’évaluer la pertinence du compte et non la pertinence du produit/du type de compte (en leur accordant une dispense de l’obligation d’évaluer la pertinence du produit/du type de compte)12. Cette approche serait selon nous conforme aux pratiques actuelles et aux attentes des clients, et nous en avons tenu compte dans la note d’orientation13.
Nous rappelons toutefois aux sociétés offrant des comptes sans conseils qu’elles sont toujours assujetties à des obligations réglementaires :
Dans le Projet de note d’orientation, nous indiquons que nous considérons les portefeuilles modèles comme des recommandations et que les sociétés offrant des comptes sans conseils devraient donc s’abstenir d’en proposer. Nous reconnaissons toutefois leur utilité potentielle pour les clients et avons sollicité des commentaires dans l’Avis 16-0251 sur la possibilité d’accorder une dispense standard qui permettrait aux sociétés offrant des comptes sans conseils de mettre à la disposition de leurs clients certains portefeuilles modèles limités (appelés portefeuilles modèles admissibles)15. Ces portefeuilles modèles admissibles se fonderaient uniquement sur les critères de la catégorie d’investisseurs, de la catégorie d’actifs, du secteur d’activité et de l’horizon de placement et ne devraient pas mentionner expressément de titres particuliers16 ou d’émetteurs particuliers.
Après un examen plus poussé, nous reconnaissons que certains portefeuilles modèles admissibles ne fournissent peut-être pas une motivation suffisante pour orienter la décision de placement d’un client concernant des titres, en partie du fait que les investisseurs ont, de façon générale, de plus en plus l’habitude d’utiliser les portefeuilles modèles.
Par conséquent, nous avons indiqué dans la note d’orientation17 que, selon le contexte dans lequel ils sont mis à la disposition des clients, certains portefeuilles modèles peuvent être acceptables, à condition :
Cette approche est conforme à notre position concernant les rapports de recherche18.
Si une société offrant des comptes sans conseils veut mettre à la disposition de ses clients un portefeuille modèle qui ne répond pas à ces critères (p. ex. si elle souhaite inclure des titres particuliers dans le portefeuille modèle), elle devra obtenir notre autorisation pour pouvoir fournir des services de conseil19. Certaines sociétés de plein exercice offrent actuellement des services similaires. Les sociétés offrant des comptes sans conseils peuvent proposer des comptes avec conseils par l’intermédiaire d’une entité juridique distincte ou d’une unité d’exploitation distincte au sein de l’entité juridique existante. Ces types d’arrangements doivent être approuvés par l’OCRCVM et respecter les exigences de l’OCRCVM qui s’appliquent aux comptes avec conseils.
Nous invitons les sociétés à communiquer avec nous pour savoir comment leurs outils actuels ou proposés peuvent être intégrés à la plateforme de l’OCRCVM.
La partie 3 de la note d’orientation expose notre point de vue sur ce qui peut constituer ou non une recommandation. Elle contient également une analyse des outils les plus communément proposés par les sociétés offrant des comptes sans conseils et des circonstances dans lesquelles le fait de fournir ces outils peut constituer une recommandation.
Nous n’avons pas apporté de changements importants à la partie 3 de la note d’orientation (hormis ceux qui touchent les portefeuilles modèles, décrits ci-dessus) par rapport au projet original, mais l’avons mise à jour en fonction des projets connexes (décrits ci-dessus) et de l’évolution des activités liées aux comptes sans conseils depuis la publication originale. Ces mises à jour ont trait à ce qui suit :
La note d’orientation remplace l’Avis RM-098 avec effet immédiat.
Les sociétés offrant des comptes sans conseils doivent évaluer leurs activités actuelles et futures à la lumière de la note d’orientation pour déterminer si elles sont conformes au cadre réglementaire applicable aux comptes sans conseils. La question de savoir si un outil donné respecte ce cadre dépend des faits et circonstances pertinents propres au cas particulier. Par conséquent, la note d’orientation ne se veut nullement exhaustive. Nous invitons les sociétés offrant des comptes sans conseils à communiquer avec nous si elles ont des questions au sujet de leurs outils actuels ou proposés.
Si une société offrant des comptes sans conseils détermine qu’elle n’exerce pas des activités conformes au cadre réglementaire applicable aux comptes sans conseils, y compris à la note d’orientation, nous nous attendons à ce qu’elle prenne l’une ou l’autre ou l’ensemble des mesures suivantes :
La note d’orientation est liée aux dispositions suivantes des Règles de l’OCRCVM :
La note d’orientation remplace l’Avis sur la réglementation des membres RM-098 – Qu’est-ce qui constitue une « recommandation »? Une évaluation de la convenance est-elle exigée aux termes de l’article 1 du Règlement 1300? – daté du 6 septembre 2001.
Annexe A – Avis 18-0076 – Note d’orientation sur les services et les activités d’exécution d’ordres sans conseils
Annexe B – Version comparée de la note d’orientation indiquant les modifications apportées au projet antérieur
Annexe C – Résumé des commentaires reçus et de nos réponses
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